Biologiste inachevée, mais toujours écologiste dans l’âme, Julie Lambert est séduite par l’intelligence de la nature, qui demeure pour elle un modèle inégalé.

Biologiste inachevée, mais toujours écologiste dans l’âme, Julie Lambert est séduite par l’intelligence de la nature, qui demeure pour elle un modèle inégalé.

Les principaux objets de sa recherche en création étaient et demeurent l’espèce ailée et l’espèce humaine. La bernache la fascine, non par intérêt ornithologique, mais plutôt pour le modèle quasi humain qu’elle incarne. Oiseaux fétiches devenus symbole et totem.

Avec une grande liberté, l’artiste explore l’espace, tant pictural que sculptural.

À travers un long processus de questionnement et par un décloisonnement des genres, des médiums, des supports, Julie Lambert aborde son travail plastique avec rigueur; ainsi, chaque discours, chaque création appelle son médium : argile, bois, acrylique, aluminium, transfert d’images, vidéo.

Les références à l’histoire de l’art, à la littérature, à la mémoire, sans en être nécessairement le point de départ, soutiennent son propos.

De l’œuvre picturale à l’installation vidéo, son art questionne. Esthétique et intimement symbolique, son œuvre se lit comme une suite d’idées fragmentées qui, une fois réunies, forment un tout, une sorte de trame narrative, où la curiosité de l’observateur est mise à contribution.

Témoin et mémoire à la fois, sa démarche en est une de sensibilisation et d’action.

L’évolution de l’homo sapiens l’inspire. L’évolution de la race humaine sur cette planète l’inquiète. Ce qui la fascine, c’est l’humanité de la bernache et l’inhumanité de l’être humain. L’être humain intelligent, inventif, qui pille, qui détruit, qui se croit éternel et qui domine son environnement, provoquera-t-il son propre déclin ?

 

Techniques

Julie Lambert a choisi d’utiliser l’argile comme médium de base à toutes ses créations. Elle travaille les reliefs et les sculptures d’argile avec principalement deux techniques de cuisson : le Raku et la patine d’oxydes.

Le Raku représente une technique de cuisson exceptionnelle pour créer ses oiseaux nordiques, comme l’oie blanche et la bernache, et non une fin pour exprimer l’art japonais.

La patine d’oxydes, quant à elle, rappelle la méthode utilisée à l’époque préhistorique pour peindre sur les parois des grottes. Cette technique lui permet donc de réaliser des tableaux fracturés qui prennent l’allure de vestiges tout en gardant des sujets actuels. Ses reliefs d’argile sont montés sur des panneaux de bois qui sont gravés et peints à l’acrylique.

D’autres matériaux peuvent s’ajouter à la composition, comme de l’aluminium, du verre, de la feuille d’or, et forment ainsi une œuvre de médium mixte.

La murale de grand format retient son attention depuis plusieurs années. Cela lui permet de développer ses sujets à la manière d’un récit, faisant régulièrement référence à l’histoire de l’art.

La recherche de repères à travers le passé, l’histoire, les sociétés lointaines, les ruines lui importe beaucoup et la presse, à son tour, à laisser des traces.

 

Formation

1984-1994 Cours divers en Céramique
Centre de Céramique de Sainte-Foy
1981-1984 Études en Biologie
Université Laval
1979-1981 DEC en Sciences Pures
Cégep de Victoriaville
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