Biologiste inachevée, mais toujours écologiste dans l’âme, Julie Lambert est séduite par l’intelligence de la nature, qui demeure pour elle un modèle inégalé.

Ayant débuté comme céramiste, ma poterie s’est rapidement développée vers une œuvre qui porte un propos social et environnemental engagé appuyé par des œuvres tant picturales, sculpturales que vidéographiques.

Me définissant toujours comme une biologiste inachevée, mais toujours écologiste dans l’âme, je suis séduite par l’intelligence de la nature, qui demeure pour moi un modèle inégalé. Les principaux objets de ma recherche en création étaient et demeurent l’espèce animale et l’espèce humaine.

À travers un long processus de questionnement et par un décloisonnement des genres, des médiums, des supports, j’aborde mon travail plastique avec rigueur; ainsi, chaque discours, chaque création appelle son médium : argile, bois, acrylique, aluminium, transfert d’images, tissus ou vidéo.

De l’œuvre picturale à l’installation vidéo, mon art questionne. Esthétique et intimement symbolique, mon œuvre se lit comme une suite d’idées fragmentées qui, une fois réunies, forment un tout, une sorte de trame narrative, où la curiosité de l’observateur est mise à contribution.

Pour utiliser un mot à la mode, l’éco anxiété me stimule et me force à créer des projets porteurs d’espoir pour la nature et, par ricochet, pour l’humanité qui habite cette nature. J’aime penser que les jeunes auront le courage nécessaire pour faire la révolution verte qui s’impose. Je veux participer à cette bataille; bien modestement et à ma manière, je sensibilise les jeunes et les moins jeunes à travers mes projets artistiques. Ceux-ci se veulent avant tout une réflexion, une émotion qui nous fait avancer et nous pousse à l’action. Et lorsque mes œuvres deviennent publiques, mon objectif est doublement atteint puisque le message touche plusieurs personnes et ce, pour plusieurs années.

L’évolution de l’homo sapiens m’inspire. L’évolution de la race humaine sur cette planète m’inquiète. L’être humain intelligent, inventif, qui pille, qui détruit, qui se croit éternel et qui domine son environnement, provoquera-t-il son propre déclin ?

 

Techniques

J’ai choisi d’utiliser l’argile comme médium de base à toutes mes créations. Je travaille les reliefs et les sculptures d’argile avec principalement deux techniques de cuisson : le Raku et la patine d’oxydes.

Le Raku représente une technique de cuisson exceptionnelle pour créer mes oiseaux nordiques, comme l’oie blanche et la bernache, et non une fin pour exprimer l’art japonais.

La patine d’oxydes, quant à elle, rappelle la méthode utilisée à l’époque préhistorique pour peindre sur les parois des grottes. Cette technique me permet donc de réaliser des tableaux fracturés qui prennent l’allure de vestiges tout en gardant des sujets actuels. Mes reliefs d’argile sont montés sur des panneaux de bois qui sont gravés et peints à l’acrylique.

D’autres matériaux peuvent s’ajouter à la composition, comme de l’aluminium, du verre, de la feuille d’or, et forment ainsi une œuvre de médium mixte.

La murale de grand format retient mon attention depuis plusieurs années. Cela me permet de développer mes sujets à la manière d’un récit, faisant régulièrement référence à l’histoire de l’art.

La recherche de repères à travers le passé, l’histoire, les sociétés lointaines, les ruines m’importe beaucoup et me presse, à mon tour, à laisser des traces.

 

Formation

1984-1994 Cours divers en Céramique
Centre de Céramique de Sainte-Foy
1981-1984 Études en Biologie
Université Laval
1979-1981 DEC en Sciences Pures
Cégep de Victoriaville
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