Biologiste inachevée, mais toujours écologiste dans l’âme, Julie Lambert est séduite par l’intelligence de la nature, qui demeure pour elle un modèle inégalé.

Crédit vidéo: Lucas Munger

Crédit photo: Pablo Desfossés

Le projet « Intersection », réalisé en collaboration avec des étudiants de l’école secondaire Jean-Raimbault de Drummondville, est une œuvre d’art collective visant à transformer un corridor de l’école  en un couloir ludique par l’intégration d’une installation sculpturale. 

Ce projet de médiation se décline en deux volets, soit une installation sculpturale et un environnement interactif numérique qui complètera l’expérience sensorielle du couloir. Pour le premier volet, il s’agit de transformer un corridor fréquenté par les étudiants en un espace habité par un monde de petites bestioles, tel que grenouilles, salamandres et tortues afin de créer une ambiance particulière pour le moins surprenante au cœur même de l’école.

Il est intéressant de noter qu’au cours de ma carrière de céramiste, ma poterie s’est rapidement transformée vers une œuvre qui porte un propos social et environnemental engagé, appuyé par des œuvres tant picturales, sculpturales que vidéographiques. L’installation « Intersection » n’y fait pas exception et se veut une traverse faisant référence au thème récurrent de la migration, chère à ma pratique artistique.  

« Intersection », c’est donc la rencontre, le croisement de deux routes, soit un passage piétonnier et un passage migratoire pour espèces à statut précaire. C’est un clin d’œil à la prise de conscience de l’impact de nos pas, de nos déplacements, de notre rapport avec notre environnement illustrant de façon métaphorique la problématique du partage des voies publiques. Le projet « Intersection », c’est aussi la rencontre entre les étudiants en sciences de la nature impliqués dans le GARAF et les étudiants en arts plastiques, favorisant ainsi l’interdisciplinarité, fortement encouragée par les professeurs de l’école Jean-Raimbault.

Concernant le deuxième volet, le numérique, l’ajout de capteurs de mouvements à même l’installation permettra d’augmenter l’expérience perceptive des étudiants qui déambuleront dans le corridor transformé par l’œuvre collective. Les détecteurs de mouvements déclencheront une lumière rouge clignotante au rythme d’un battement cardiaque; le rouge signifiant un état d’urgence et le rythme cardiaque pour symboliser et mettre en évidence la présence d’êtres vivants vulnérables.

Que ce soit une migration animale ou une migration humaine, toutes les routes finissent par se croiser…il suffit de les partager…  

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