Biologiste inachevée, mais toujours écologiste dans l’âme, Julie Lambert est séduite par l’intelligence de la nature, qui demeure pour elle un modèle inégalé.

« 2015 : LA RENCONTRE » est une œuvre commémorative soulignant à la fois la 50e Finale des Jeux du Québec et le bicentenaire de la fondation de la ville de Drummondville. C’est en quelque sorte la rencontre imaginée entre le fondateur de la ville en 1815, le lieutenant-colonel Frederick George Heriot, et FRED, la mascotte créée pour les Jeux du Québec de 2015.

Cette œuvre unique, destinée à un jeune public d’athlètes et leurs familles, communique, de façon humoristique, le plaisir de pratiquer un sport tout en s’initiant à l’histoire et au passé industriel de la ville. Une kyrielle de personnages semblables disposés à la façon de « Où est Charlie ? » (ou dans ce cas-ci : où est FRED ?) occupent presque tout l’espace et mettent en scène les différentes disciplines sportives en compétition lors des jeux d’hiver de 2015.

L’accent mis sur le mouvement de chacun des personnages aux silhouettes ludiques, représente bien la joie de vivre du célèbre « Bonhomme sourire » qui caractérise le slogan des festivités du 200e « Les gens heureux ont une histoire ». Ces personnages ont été façonnés dans une argile résistante aux chocs thermiques permettant ainsi la finition avec la technique de cuisson du RAKU bien caractéristique de ma pratique artistique.

Ces mêmes personnages partagent leur terrain de jeux avec des artefacts provenant du Moulin à laine d’Ulverton disposés de manière à simuler un métier à tisser industriel d’où émergent les portraits de Frederick George Heriot ainsi que de la mascotte FRED.

Une structure de bois de cèdre rappelant la charpente du métier à tisser traditionnel sert de support à l’œuvre tout en mettant en valeur le principal artefact récupéré dans le grenier du Moulin à laine d’Ulverton. C’est un hommage à l’industrie du textile qui a fait la renommée de Drummondville à une époque pas si lointaine.

On peut également observer le dynamisme des gens d’affaires drummondvillois par le clin d’œil fait à plusieurs industries et commerces dont les publicités d’antan sont reproduites sur les bandes délimitant le terrain de jeux.

L’histoire raconte que c’est suite à l’arrivée de l’hydroélectricité que la ville a amorcé son réel développement économique. Certains artefacts en verre ayant servi au transport de l’électricité sont intégrés à l’œuvre et rappellent le barrage des chutes Hemming que j’ai le privilège d’observer par la fenêtre de mon atelier.

J’ai créé cette œuvre à la manière d’un enfant qui s’amuse avec de la pâte à modeler, sans souci du détail, en privilégiant le mouvement. Je l’ai imaginée à partir de mon plus ancien souvenir concernant Drummondville où on venait acheter du « tissu à la verge » et surtout, des « coupons » pas chers, directement au magasin près de la Celanese.

« 2015 : LA RENCONTRE » est une œuvre foisonnante où chaque détail signifiant raconte sa petite histoire qui, je l’espère, vous fera sourire !

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